À force d’enchaîner les décisions contestables, une réalité saute aux yeux : l’instance qui devrait veiller sur le football africain est devenue sa principale source de discrédit.
Entre opacité, arbitraire et incohérence, la CAF ne se contente plus d’alimenter les polémiques, elle les crée de toutes pièces. Dans plusieurs dossiers récents, les verdicts donnent l’impression d’une justice à deux vitesses, où les règles s’adaptent selon les circonstances. Une dérive qui soulève de sérieuses questions sur les intentions réelles de l’institution.
Mais le plus préoccupant, c’est le mépris affiché envers les premiers concernés : clubs, joueurs, fédérations et supporters. On les laisse dans le flou, obligés d’encaisser des décisions souvent incompréhensibles, sans justification claire ni véritable possibilité de recours. Cette gouvernance verticale, presque autoritaire, contraste violemment avec les standards internationaux que la CAF prétend défendre.
Résultat, la confiance s’effrite. Chaque nouvelle décision contestée ébranle un peu plus la crédibilité des compétitions africaines. À quoi bon investir, se battre et rêver si l’issue peut se jouer loin des terrains, dans l’opacité de quelques bureaux ?
Le football africain mérite mieux qu’une institution qui s’enferme dans le silence et l’arbitraire. La CAF doit rendre des comptes. Et vite. Parce qu’à trop jouer avec la confiance des peuples, c’est toute la passion d’un continent qui risque de se muer en défiance.
Et cette fois, ce n’est plus une simple critique : c’est un avertissement.
